Automatisation · Média
Chaîne de production média automatisée
Une chaîne qui produit des vidéos racontées, du script au montage, en s'arrêtant à chaque étape pour que je valide.
En résumé
- Problème
- Produire régulièrement des vidéos racontées, c'est enchaîner une dizaine de métiers : script, personnages, images, voix, montage, sous-titres. Aucun n'est difficile, mais les répéter chaque semaine devient vite intenable.
- Solution
- Une chaîne de 14 étapes, du script à la vidéo prête à publier, avec une validation de ma part entre chaque étape et un budget maximum par épisode.
- Ce que ça apporte
- La production devient régulière et son coût connu à l'avance, sans laisser la machine décider du contenu.
- Où il en est
- En cours. La chaîne produit des épisodes complets, mais la mise en ligne se fait encore à la main.
- Mon rôle
- J'ai découpé la chaîne en étapes, défini les validations et le budget, et piloté sa construction avec des assistants de code.
Le projet
J'avais envie de produire régulièrement des vidéos racontées : des fables de La Fontaine, et une histoire qui se passe dans la Rome antique. Chaque vidéo demande une dizaine de métiers différents : écrire le script, garder des personnages cohérents, créer les images, la voix, monter, sous-titrer, livrer.
Aucune étape n'est difficile en soi. C'est de les répéter chaque semaine qui ne tient pas.
Pourquoi pas un seul programme qui fait tout
Le premier réflexe, c'est un seul programme qui va du sujet à la vidéo finie. Ça ne marche pas, pour trois raisons.
Quand il casse, on perd tout. Une erreur au milieu, sur une image, et tout le travail d'avant est à refaire.
On découvre le coût après. Les images et les voix générées se paient à l'usage. Sans limite, on apprend ce qu'a coûté un épisode une fois qu'il est fini.
Tout automatiser donne un moins bon résultat. Une chaîne qui choisit seule ses sujets et publie sans relecture produit exactement le genre de contenu que les plateformes déclassent.
Ce que j'ai construit
Une chaîne de 14 étapes, chacune indépendante, avec une validation entre chaque.
- Une étape peut échouer sans tout casser. L'avancement est gardé, et on reprend là où ça s'est arrêté.
- Le budget est fixé avant. Si le coût dépasse le plafond, la chaîne s'arrête plutôt que de continuer.
- Chaque étape attend mon feu vert. L'IA fait la production, pas les choix.
Ce que la chaîne ne fait pas
Elle ne cherche pas ses sujets et ne vérifie pas d'informations : elle part d'un sujet que je lui donne. Et elle ne publie pas seule : elle prépare un épisode complet et prêt, que je mets en ligne moi-même.
Voir les détails techniques
Les étapes
Elles couvrent le script, la cohérence des personnages, les images, la voix, le montage, la musique, le contrôle, la livraison, la publication, le suivi d'avancement, un rapport et un tableau de bord. Le suivi d'avancement est la pièce centrale : c'est lui qui permet de reprendre à l'étape qui a échoué.
Le montage
Tout passe par FFmpeg : les images fixes animées d'un mouvement de caméra, les sous-titres, le mélange de la voix et de la musique, le réglage du volume.
Les formats courts
Un outil à part produit des clips verticaux en 1080 × 1920, avec des sous-titres générés par transcription automatique et un volume ajusté pour les réseaux sociaux.
Le budget
Le plafond est lu au démarrage. Chaque génération payante est comptée, et la chaîne s'arrête proprement, en gardant son avancement, si le plafond est atteint.
Chiffres
14
étapes dans la chaîne
script, personnages, images, voix, montage, contrôle, livraison, publication, suivi et tableau de bord
Source · inventaire du dossier pipeline du projet
7
épisodes prêts à publier
une série complète de fables, produite de bout en bout
Source · dossier des épisodes prêts à publier
3
séries
trois univers, chacun avec son style visuel et ses personnages
Source · dossier des épisodes du projet
Ce que j'ai fait
Architecture
J'ai découpé la production en 14 étapes indépendantes, pour qu'une étape qui échoue ne fasse pas tomber les autres.
Définition du besoin
J'ai décidé de ce qui devait être automatisé (la production) et de ce qui ne devait pas l'être (le choix du contenu).
Développement assisté
La chaîne a été écrite en Python avec des assistants de code, avec FFmpeg pour le montage et une transcription automatique pour les sous-titres.
Contrôle qualité
J'ai prévu une validation entre chaque étape et un budget maximum par épisode.
Documentation
J'ai documenté le fonctionnement, les outils utilisés et les limites de la chaîne.
Preuves
Une chaîne en 14 étapes
vérifiéChaque étape est indépendante et garde son avancement. On peut rejouer une étape sans tout relancer, et un échec n'efface pas le travail déjà fait.
- Source
- dossier pipeline du projet
- Vérifiable par
- Inventaire des étapes et lecture du suivi d'avancement.
Sept épisodes produits
vérifiéUne série complète a été produite par la chaîne, du script jusqu'à la vidéo montée, sous-titrée et prête à publier.
- Source
- dossier des épisodes prêts à publier
- Vérifiable par
- Inventaire des épisodes présents sur disque.
Un budget maximum par épisode
vérifiéLa chaîne s'arrête si le coût des générations dépasse un plafond fixé à l'avance. On connaît donc le coût d'un épisode avant de le lancer, pas après.
- Source
- configuration de la chaîne
- Vérifiable par
- Lecture de la configuration et du mécanisme de contrôle de budget.
Des formats courts
vérifiéUn outil à part transforme une vidéo en clip vertical pour les réseaux sociaux : découpage, sous-titres automatiques et volume ajusté.
- Source
- outil de mise au format vertical du projet
- Vérifiable par
- Lecture de l'outil et de ses réglages.
Limites
- La mise en ligne n'est pas automatique : la chaîne prépare un épisode prêt à publier, et je le mets en ligne moi-même.
- La chaîne ne cherche pas ses sujets toute seule et ne vérifie pas d'informations. Elle part d'un sujet que je lui donne.
- Le choix du sujet, de l'accroche et de l'angle reste le mien, volontairement : c'est là que tout se joue.
- Elle dépend de services externes pour les images et les voix. Si leurs prix ou leur fonctionnement changent, une partie est à reprendre.
- Les plateformes limitent de plus en plus les contenus publiés en masse. C'est une raison de plus pour garder une validation humaine.
Ce que j'en retiens
- Le réflexe, c'est de vouloir tout automatiser. Le vrai gain vient d'automatiser la production répétitive et de garder les choix de contenu, là où se fait la différence.
- Découper en étapes indépendantes change tout : quand une chaîne d'un seul bloc casse au milieu, on perd tout. Avec des étapes, on reprend là où ça a cassé.
- Un budget bloquant fixé avant de lancer vaut mieux qu'un tableau de suivi des coûts qu'on regarde après.
Ce que ça peut apporter à une entreprise
- Une équipe marketing peut organiser sa production de contenus de la même façon : génération assistée, validation à chaque étape, coût maîtrisé.
- Un service formation peut produire des vidéos internes à partir de scripts validés, avec des sous-titres automatiques.
- Toute tâche répétitive en plusieurs étapes (rapports, fiches produit, traductions) peut être découpée pareil, pour reprendre à l'étape qui a échoué.
Technologies
- Python
- FFmpeg
- Whisper
- Bash
- APIs de génération d'images et de voix